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Faustroll... 
Ubu cocu...
Création 2003
Faustroll
Adaptation de Suzanne Bauruel,
d’après « Gestes et Opinions du Docteur Faustroll » d’Alfred Jarry
Mise en scène : Joël Bluteau
Faustroll décide de naître à 63 ans.
Soudainement expulsé de son domicile, il entame alors un voyage initiatique vers des espaces imaginaires issus des grandes œuvres picturales, littéraires et poétiques
Il commence par choisir ses compagnons de route, qui représentent chacun une loi du réel à dépasser : le singe « Ha Ha », symbole de son animalité, l’huissier Panmuphle, avec lequel il doit se réconcilier, et l’Évêque Mensonger, puissance théologique pervertie.
Le voyage peut alors commencer.
Chacun de ses univers mentaux prend la consistance d’une île où se côtoient des êtres étranges qui l’abordent à certaines de ses escales : le prêtre Jean, enfermé dans sa cuirasse, poussée par son duo de nonnettes et combattant le taureau Cul de Coquille, tel St Michel bravant le Dragon ; Polyphène, le cyclope géant, séduit par Galatée, la libellule mutine ; ou encore les Bretonnes, rythmant de leurs sabots la lutte métaphysique de Faustroll et de son singe.

C’est en poète que Faustroll cherche à égaler la puissance de la nature dont il est issu et s’interroge sur la représentation du monde.
C’est en prophète qu’il s’approprie la parole biblique contre ce vide qui l’habite et le menace.
A travers son « éthernité », il joue et calcule la multitude d’espaces possibles et assure ainsi une continuité, un possible où quelque chose peut apparaître.
Dans cette épopée burlesque et féerique, le théâtre, la danse et les arts plastiques se mélangent dans une atmosphère d’énergie et de loufoquerie, à la frontière du comique et du tragique, du grotesque et du trivial.
S.B.
Avec :
Rainer Wettler, Zoé Maistre, Claude Cottet, Xavier Esparrach,
Laure Trainini, Thomas Zeuggin, Joël Bluteau
Scénographie ,Conception et Réalisation, Costumes, Décors : Suzanne Bauruel
Conception, Rideau scénique et Machineries : Joël Bluteau
Carcasse : Alicia Maistre

Avec le soutien de la DRAC Île-de-France, THECIF, ville de Nanterre, conseil général des Hauts-de-Seine
On connaît surtout d’Alfred Jarry le célèbre « Ubu Roi » !
Dans « Ubu Cocu », le roi déchu de Pologne et d’Aragon, grand dictateur actionnant sans vergogne la pompe à Phynances et la machine à empaler, prend possession de la maison du savant égyptologie Achras.
Grand guignol, théâtre à trappes, mélodrame boulevardier, théâtre d’ombres et machines infernales cohabitent dans une énergie chaotique sous la coupole d’un chapiteau où les clowns sont rois !

A la fin du 19e siècle, la montée du capitalisme fit réagir une grande partie des écrivains et artistes, sous la forme de l'anarchie et du désespoir : face à l'absurdité de ce monde, ils répondaient par l'illogisme, le canular et la mystification, en se moquant de tout et en restant en contact avec la vie.

Alfred Jarry fut de ceux-là. En voulant se jouer d'un professeur, il créa en 1888, dans une sorte d'inspiration géniale, le personnage d'"UBU", ce qui l'entraîna vers une rupture des règles du théâtre classique : cette déconstruction exigeait sur scène la suppression du héros, l'avènement des figures bouffonnes et vulgaires. Puisant dans les vieux fonds légendaires de la culture populaire et de la geste primitive, il créa une oeuvre métaphysique et parodique.

La pièce UBU COCU est débarrassée de tout réalisme et de toute satire, car Jarry procède à l'envers de la caricature. Il ne s'agit pas forcément d'amuser. L'importance réside ici dans l'affirmation répétitive des pulsions brutes : l'ambition, la cupidité, la lâcheté, le passage de l'organique au scatologique pour jouer sur les réactions des spectateurs... Toute psychologie étant éliminée, l'action se réduit à une épure, une sorte de collage de situations qui reposent sur une symbolique très forte où l'absurde trouve un sens, ce qui porte très loin cette déréalisation. L'intrigue se focalise sur des personnages archétypaux, tout en silhouette, chargés des intentions que l'on voudra leur donner.

Ubu, en conquérant postiche, fait le vide autour de lui. Seul compte l'accomplissement de ses désirs et de son pouvoir. Jouant de sa conscience avec toute l'autorité du mufle, accompagné de son alter ego féminin, "Mère Ubu", porteuse d'une descendance monstrueuse, il exerce sa tyrannie sur des personnages : l'œil de Big Brother, exercé par les "Palotins", veille...

Dans cet espace cerné, fermé, centre de la gidouille, ces figures pathétiques et loufoques apparaissent comme les emblèmes d'un comportement qui, chez Jarry, annonce le futurisme, le dada et les surréalistes.

La technique du collage, le découpage des citations littéraires et des situations, les objets détournés de leur contexte, le pastiche, le plagiat, permet de faire sortir une œuvre de sa finitude, de la retravailler et de la penser le plus largement possible.
Ici le théâtre, les techniques de cirque, le jeu clownesque, la chanson, sont les supports de ces voies d'interprétations. 
S.B.
Avec : Claude Cottet, Zoé Maistre, Rainer Wettler, Joël Bluteau, Sibylle Jounot, Aurore Marty
Scénographie, Costumes : Suzanne Bauruel.
Cycle UBU'mania
La compagnie “Tralala Splatch Théâtre Sauvage” mène depuis plusieurs années une exploration passionnée de l’oeuvre d’Alfred Jarry dans un cycle-répertoire qui lui est dédié :
Cette recherche est née d'un désir de réunir les potentiels créatifs de la troupe issus des univers théâtraux, circassiens et plastiques.
L'œuvre de Jarry répond à ce mélange des genres. En utilisant les références littéraires, esthétiques, théâtrales et poétiques pour les désarticuler, les décortiquer, pousser leur sens jusqu'à l'absurde, Jarry réinvente une nouvelle manière de faire du théâtre, de faire des images et de travailler la langue.
Nous découvrons dans chacune de ses œuvres, un fil symbolique à la cohérence cachée où se superposent des sens et des interprétations.
Et le plaisir encore renouvelé de découvrir une autre facette de l'œuvre : contemporaine par ce va-et-vient critique et jubilatoire, ce jeu des contraires où le corps dans tous ses états brise les limites et créé par le rire une façon de voir le monde sans a priori.

tralala splatch-faustroll 2
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Création 2000
Ubu Cocu
(l'archéoptéryx)
D'après Alfred Jarry
Mise en scène : Joël Bluteau
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tralala splatch-ubu cocu 3
tralala splatch-ubu cocu 1
tralala splatch-faustroll 1
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